Barnabé et tout mon bric à brac

Les Cerfs-volants de Kaboul.

Il y a un certain temps déjà, j'avais lu les Cerfs-volants de Kaboul, un livre bouleversant et intéressant à plus d'un titre. Il nous racontait la vie d'un petit garçon afghan et dans les multiples rebondissements nous apprenait un petit bout d'Histoire de l'Afghanistan. 

Je n'avais pas eu l'occasion de voir le film au cinéma, mais hier, on l'a loué en DVD.

Je m'attendais à être déçue comme c'est souvent le cas avec une adaptation cinématographique d'un livre. Mais je trouve que le film est à la hauteur. Aussi, je ne me souvenais pas tout à fait des détails de l'histoire, et les redécouvrais au fil du film.

Je pensais que vu la violence et la dureté des évènements relatés dans le livre, le film serait d'une violence forte. Pourtant, force est de constater que parfois, les mots sont plus violents et durs que les images. La scène du stade m'avait beaucoup impressionnée dans ma lecture du livre, alors qu'à l'écran, elle semble plus banale.

Le film est d'une grande qualité et plein de finesse, les acteurs jouent bien, la richesse du livre s'y retrouve, parfois dans des non-dits. A voir ou à revoir.

 

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Caramel

Mon petit frère étant dans les Ardennes avec des amis, on en a profité pour louer un DVD qu'il n'aurait jamais accepté de regarder. Au départ, ça devait juste être un film où il n'y a pas d'action. (action: critère numéro 1 pour mon frère)

Finalement, ça a carrément été un film de fille, un vrai, mais un peu plus exotique que d'autres.

L'histoire se passe dans un salon de beauté au Liban. Destins croisés de femmes dans un pays où les religions se croisent, les coutumes sont fortes et la place des femmes pas toujours facile.

Caramel raconte les vies de ces femmes. Chacune bien particulière. Leurs problèmes, leurs douleurs, leurs tristesses trouvent un peu de gaieté et de soutien dans ce microcosme féminin. 

Dommage qu'on ne retrouve pas cette ambiance dans les salons européens.

Ce qui m'a décidé à choisir ce film (avec ma mère et ma soeur)? Le fait que j'avais essayé de m'épiler les jambes au caramel et que ça n'avait pas été très brillant.

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Loft

Cela fait un petit temps que je délaisse mon blog, mais pas sans excuse. Entrée à l'université, travaux, examens, premier blocus. Maintenant que j'ai ma petite semaine de congé, je me dis que je pourrais me rattraper. Mais pas en vous faisant un compte-rendu de tout ce que j'ai fait, vu ou lu pendant ces 3 derniers mois. Disons que j'ai d'autres plans pour cette semaine. Mais je voulais quand même parler de sujets qui me sont chers et vous présenter LE film parmi au moins une dizaine que j'ai A-D-O-R-E. 

LOFT

Pourtant, je parie que peu d'entre vous en ont entendu parlé, et encore moins l'ont vu. Et c'est bien dommage, ce sera l'occasion de pousser une gueulante, mais je la laisse pour la fin du billet.

Loft est un film amoral. Ou plutôt ses personnages le sont. Sexe, drogue, trahison. Un thriller qui vous tient pendant toute la durée du film et vous subjugue. Pourtant, très peu de violence (sinon, je n'aurais pas aimé) et finalement pas tant de scènes de sexe même si beaucoup est suggéré. 

L'histoire est simple, elle commence par un meurtre, 5 amis, une situation bizarre que l'on ne comprend pas tout de suite et une question: Qui est le meurtrier?

C'est plutôt banal comme début de thriller, mais le déroulement ne l'est pas. A chaque instant, vous allez vous convaincre que c'est X qui l'a tué et la seconde d'après changer d'avis. Vous serez surpris, tenu en haleine, ému. 

La nouveauté de ce thriller, son côté original est que les 5 hommes, personnages principaux sont des salauds, pire que dans ce que l'on imagine habituellement. Généralement, les meurtriers sont jaloux, mais au moins bons pères de famille...

Je ne veux pas vous en dire plus. Seulement allez le voir.

Et maintenant, il faut savoir que j'ai vu ce film avec ma classe de néerlandais. (cours du soir pour adultes). Nous avons été dans un des rares cinémas bruxellois qui le programmait. Pourquoi ce film, si génial (et toute la classe a adoré) n'est-il pas plus diffusé alors que c'est un film belge?

En fait, en Flandre, il l'est probablement bien assez. Comme tout film à succès doit l'être. Mais à Bruxelles et en Wallonie, peu de cinéma l'ont programmé. Leur faute? Non, comment est-ce que des spectateurs pourraient aller voir un film dont ils ne connaissent même pas l'existence? Parce que si les médias francophones se vantent de promouvoir les films belges, c'est de l'hypocrisie. En réalité, ils ne promeuvent que les films belges francophones. Et c'est bien dommage, parce qu'ils sont passés à côte de cette perle qui aurait surement plu. Par média francophone, je voudrais surtout viser La Libre Culture, parce que c'est auprès d'elle que je m'informe en matière de sorties cinéma, et que pas un mot à propos de Loft. Régulièrement, ils encensent le cinéma belge mais jamais, je ne m'étais encore rendue compte que par là, ils écartaient le cinéma néerlandophone.

Les problèmes entre communautés trouvent leurs sources en partie dans le manque de communication et la peur de l'autre, de cet inconnu. Mais si les médias ne considèrent pas la Belgique comme une entité et ne défendent pas la Belgique toute entière, comment les belges pourraient-ils mieux se connaître?

Parfois, j'ai l'impression que les médias ont créé le clivage entre communautés et l'entretiennent pour générer du chiffre d'affaire.

Triste Belgique. (N'oubliez pas de voir ce film, vous me remercierez)

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Le ventre de l'Atlantique

Le ventre de l'Atlantique est un roman sur l'immigration. Ses difficultés, l'envie des jeunes là-bas qui vivent dans la misère, le football vitrine mirobolante de l'Europe, le racisme, le passage.

Salie nous raconte tout. Ses appels à son frère, toujours plus désireux de la rejoindre. Sa difficulté à vivre en France. Ses retours au pays difficiles. Son déracinement qui fait qu'elle ne sait plus où elle est chez elle. Et toutes ces petites histoires de tantes, d'oncles, de la fille du pécheur, de l'homme de Barbès,... Tous ces destins, destins différents, souvent tristes, rarement heureux. Mais qui tous ont un lien avec l'immigration. Car sur son île, tout le monde connait quelqu'un qui est là-bas, tout le monde a un lien familial avec un émigré, et tout le monde en rêve par l'unique fenêtre sur l'Europe du village qui de temps en temps apporte des images colorées et riches.

Fatou Diome, l'auteur, a une écriture très poétique, et elle mêle habillement le récit de sa narratrice et sa famille aux milles et unes petites histoires qui émaillent le roman.

Lecture très agréable par l'écriture, très intéressante, et une lueur d'espoir.

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Waltz with Bashir

Sabra et Shatila. Deux mots, deux noms? Pour moi, c'était juste des sons à consonance exotique. Je n'avais aucune idée de ce qu'ils voulaient dire. Seulement, derrière la tintement ensoleillé, j'entendais la tristesse, pas vraiment envie de sourire.

Maintenant, je sais que ces deux villages ont été les lieu de massacres. Au Liban. Il y a peu  (2006?), il y a eu de nouvelles attaques d'Israël au Liban. Mais avant? Avant, je n'étais pas née. Ca n'empêche pas les choses d'exister et d'avoir étés.

Waltz with Bashir raconte sans vraiment raconter cette période de l'Histoire, mais surtout une période de la vie d'un jeune homme, quand il était soldat, jeune et insouciant.

Quand les souvenirs remontent, ces souvenir qu'il avait pourtant effacé de sa mémoire. Il va partir à leur recherche et essayer de découvrir ce qui le hante. 

Un film sur la mémoire, la guerre, toujours l'absurdité de la guerre.

Enfin, peut-être que dans pas si longtemps que cela, il y aura un peu moins de guerres sur terre, Obama a l'air bien parti dans les sondages. Espérons qu'il soit réellement moins bête que son prédecesseur. (mais serait-il possible qu'il en soit autrement?)

Pour qualifier ce film, je ne dirai pas que c'est un beau film. Pas parce qu'il n'est pas bien réalisé, au contraire, mais simplement parce qu'un film sur la guerre ne peut jamais vraiment être "beau". Disons que c'est un film grave réussi. (à ne pas comprendre "grave réussi", mais "film grave" et "réussi") 

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Mal de pierres

J'ai choisi de lire ce livre après avoir entendu les amies de ma mère en parler. 

Elles, elles avaient aimé. Pas moi. Aussi, faut savoir qu'avec mon entrée à l'université, je n'ai plus eu beaucoup de temps pour lire, et donc, ma lecture n'a été faite que de petits moments décousus. N'exagérons rien, quand je dis je n'ai pas aimé, c'est plutôt, pas autant que ce à quoi je m'attendais.

 L'histoire est celle d'une grand-mère, contée par la petite fille. Une grand-mère pas comme les autres, dont la vie a été faite de souffrances. Calculs de rein, mais aussi cette bizarrerie que sa famille lui reproche. Son petit carnet si mystérieux.

C'est un peu trop mystérieux pour moi, et faut avouer que j'ai pas très bien compris ce livre, arrivant à la fin, ne me souvenant plus du début.

Conclusion: faut plus que je lise mes livres n'importe comment. Soit, ma lecture est +/- suivie, soit je ne lis plus.

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Persepolis

J'avais lu Persepolis et j'avais adoré. (voir mon billet d'alors) Ainsi quand en en parlant, une amie me propose de me le prêté en film, j'ai tout de suite accepté.

Et j'ai bien fait. Parce que pour une fois, j'ai presque préféré le film. (film d'animation) En fait, je ne saurai pas dire lequel j'ai préféré parce que le livre comme le film sont des réussites.

Le film, c'est le réalisme de la BD, son humour, son contenu qui nous en apprend tant sur l'Iran, avec le rythme et le mouvement de l'animation.

Excellent, excellent, et encor excellent. Pour l'histoire vous pouvez relire mon billet sur la BD puisqu'elle est la même.

Bon film, bonne lecture ou les deux!

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Citadelles

Citadelles, est un jeu récent que j'ai découvert il n'y a pas longtemps. (tout cela parait très logique)

Plutôt un jeu pour les grands, même si soyez rassurés, il n'y a rien de cochon dans jeu.

Votre but: construire la plus belle citadelle possible. Pour cela, vous avez des cartes avec des bâtiments, de l'argent et des rôles qui vous aideront à progresser. Mais comme dans tout jeu de société, vous n'êtes pas tous seuls, votre route pourra être plus sinueuse que prévu et quelqu'un pourrait venir détruire vos bâtiments pour en construire de plus beaux.

C'est aussi un jeu de rôle puisqu'à chaque tour, vous incarnez un nouveau personnage: voleur, roi, abbé,... Chacun a son propre pouvoir. A vous d'en faire correctement usage.

Tactique, calcul, choix. Un jeu très agréable, plutôt simple à comprendre pour les adolescents qui ont l'habitude d'assimiler de nouvelles règles. Un peu moins facile à expliquer à votre mère. (testé avec deux différentes, pour les deux, des résultats décevants. C'est dur de vieillir)

Le plus de ce jeux: quand vous serez rodés aux personnages de départ, vous pourrez varier avec les personnages additionnels. Aussi, les cartes sont MAGNIFIQUES. De vraies oeuvres d'art.

Prix: +/- 20 €

Bon jeu!

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Good bye Lenin!

Good Bye Lenin!, c'est un film que j'ai envie de voir depuis très longtemps, en fait, depuis sa sortie au cinéma. Sauf que ma petite famille a profité d'une de mes absences pour aller le voir. En même temps, je ne peux pas leur en vouloir. Mais alors, à chaque fois qu'on louait un DVD l'argument  on l'a déjà vu ressortait.

Heureusement pour moi, à force d'attendre, le film finit par passer à la télé. Et j'ai pu enfin le voir. (quelle attente)

Un film intéressant sur cette époque que je n'ai pas connue. Qui montre le côté de ceux qui étaient pro-communiste, ce qui est plutôt rare pour un film. Un film comique aussi simplement de la situation. Un mensonge qui devient de plus en plus difficile à tenir, alors que des secrets se dévoilent.

L'histoire: Une mère pro-communiste fait un arrêt cardiaque (ou quelque chose comme ça, je ne suis pas médecin). A son réveil, le médecin demande à ses enfants de la ménager de tout choc. Sauf que pendant son coma, le mur de Berlin est tombé l'Allemagne a été réunifiée. Son fils décide alors de faire comme si de rien n'était et de recréer la vieille Allemagne, lui servant les anciens produits, et ne portant que de vieux vêtements. Bien sûr, l'illusion est difficile à maintenir... ce qui entraine des situations plutôt cocasses.

Drôle, touchant, romantique aussi. 

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Etape IV tris: De golf

Après Je ziet maar, toujours plus motivée, je me lance directement dans De golf. Mais où va s'arrêter cette frénésie que j'ai de lire en néerlandais. Ben, c'est bien simple, c'est le dernier livre que j'ai dans cette langue, et il y a fort à parier que la prochaine lecture que j'ai à faire en néerlandais soit du droit. Ben oui, je suis rentrée!

De golf, c'est celui que j'ai préféré. L'histoire est vraiment prenante et la curiosité m'a aidé à finir ce livre en un temps record. (4-5 jours) De plus, arrivé à la fin, je lis que l'histoire racontée est basée sur de faits réels.

Un professeur d'histoire montre à ses élèves un film sur la seconde guerre mondiale et ses camps de concentration. Les élèves, chamboulés, lui posent mille et unes questions auxquelles il ne sait pas très bien répondre. Pourquoi personne n'a rien fait? Ce n'est pas possible qu'ils n'aient rien sur! Comment cela est-ce possible?

Pour leur expliquer, comment le peuple allemand a pu se faire "embrigader" de la sorte, il lance une expérience sans leur dire que c'en est une. Il commence à lancer un groupe: De golf. Ils ont leur slogan, leur signe et leur carte de membre. Petit à petit, toute l'école ou presque va y participer...

Je ne dévoile pas la suite, mais ce livre est vraiment très intéressant. Que vous le lisiez en néerlandais ou en français, cela vaut la peine. Bonne lecture!

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Mon carnet de lecteur éclairé

J'inaugure ici une nouvelle rubrique: Cadeaux. Je ferai une liste loin d'être exhaustive de cadeaux qui m'ont vraiment plu ou que j'ai offert en trouvant que c'est une bonne idée. Bref, une rubrique où vous pouvez puiser tant que vous le souhaitez pour trouver l'inspiration qui fera le bonheur de vos prôches.

Un des cadeaux que j'ai reçu à mon anniversaire (il y a déjà plusieurs mois), est mon carnet de lecteur éclairé. Cadeau que ma mère avait d'ailleurs reçu d'une amie quelques mois plus tôt. En le découvrant, j'avais voulu en avoir un moi aussi.

C'est en fait un carnet où vous pouvez noter toutes vos lectures pour le relire à l'occasion quand quelqu'un vous demande un conseil lecture ou pour votre plaisir. Sur chaque page, vous renseignes le tire, l'auteur, l'éditeur, l'année d'édition, offert par..., prêté à ..., impressions et j'ai aimé.

Plusieurs rubriques que vous remplissez. J'en ai ajouté une, la date à laquelle j'ai terminé de lire ce livre. Cela me permettra dans quelques années de savoir quand j'ai lu tel ou tel livre. 

Mieux encore que d'offrir un carnet de lecture, offrez un carnet de lecture personnalisé! Facile à faire, vous écrivez une page type, vous faites photocopier un centre de copie, reliez et décorez à votre goût. 

Le mien a été fait sur base de celui de ma mère, car elle avait du mal à en trouver un dans le commerce. (on n'est pas tout à fait une famille d'artiste) Si vous voulez le trouver tel quel: éditions de la plume insolite.

 

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Etape IV bis: Je ziet maar...

Avant de partir dans le sud de la France avec mes amies, il y avait la délicate tâche de faire ses bagages. Mon souci n°1 était d'avoir les bagages les plus légers possibles. D'abord, parce qu'ils sont toujours plus lourd que ce qu'on aurait pu faire. Qui a déjà mis tous les vêtements emportés? Ensuite, parce que n'ayant pas de voiture sur place, je m'imaginais déjà trainant mon sac de 15 kg (le maximum autorisé par la compagnie aérienne). Donc, pari tenu, j'avais 9 kg. Plutôt léger pour 10 jours.

Un de mes atouts dans la diminution du poids, ce fut les livres. Pour en emporter moins et donc en lire moins, j'ai pris deux livres en néerlandais. Comme ça, gain de poids et de place et livres jusqu'au bout du séjour.

J'ai donc lu au soleil, Je ziet maar...  Ne me demandez pas la traduction exacte, je ne saurais vous dire.

L'histoire est celle d'une ado, fille d'un présentateur célèbre d'une émission "choc". Lors de ses émissions, il invite des personnes ayant eu des gros problèmes et les oblige à tout dévoiler aux téléspectateurs. (un peu dans le style "Ca se discute") Un soir, alors qu'elle ment à ses parents pour sortir avec son copain, elle se fait enlever. Le lendemain, après la visite des policiers, le copain disparait à son tour.

Le roman raconte l'enquête, mais aussi, les réactions controversées de personnes qui détestent le père, qui trouvent dans son malheur une sorte de revanche.

Deuxième livre lu en néerlandais, bien plus facilement et rapidement.  Je m'améliore.

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Uno

Uno, encore un jeu que tout le monde connait. Quoique, de temps en temps, je m'étonne en rencontrant encore des personnes qui ne le connaissent pas. Uno, c'est un jeu comme je les aime. Pratique, il s'emporte partout. Simple, il s'explique vite. Convivial, on peut y jouer avec des personnes de tout âge. Excitant, par son côté hasardeux.

Le principe d'Uno est très simple. On commence avec 7 cartes et le but est de s'en débarasser. A chaque fois que l'on ne sait pas jouer, on pioche une carte. Il y a des cartes spéciales qui pimentent le jeu: +2, +4, joker, changement de sens et interdiction de jouer. 

Très sympa en famille, entre amis, quand on a une petite demi-heure à tuer. 

Par contre, il existe une nouvelle version semi-électronique: uno extreme. Un "crachoir" vous distribue les cartes aléatoirement. Quand vous devez piocher, vous appuyez sur un bouton et recevez de une à 8 cartes. Avec ce système, le jeu devient de plus en plus hasardeux et je trouve que le côté convivial du jeu original ne s'y retrouve plus.

Bref, préférez la version originale et emportez-le partout.

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Pizza

J'avais tenté il y a quelque mois de faire une pizza moi-même et de trouver par la même occasion une autre utilité à cette machine à pain que décidément on n'utilise pas assez.

Essai très peu concluant. Mes frère et soeur avaient aimé, mais bon, c'était plutôt le côté, je choisi ma garniture, je fais ma pizza, je mange ce que j'ai fait. Parce que la pâte, c'était entre le carton et le plâtre, bien que je n'ai mangé aucun des deux.

Alors, cette fois-ci, j'ai cherché à faire non pas la pizza des pizzaïolo, fine et croustillante, mais celle de ma marraine, épaisse, moëlleuse, délicieuse et qui rend obèse. Oui, celle-là, c'est ma préférée, celle que ton pallet il en revient pas tellement c'est bon.

J'ai trouvé plein de recettes sur le net, je les ai mixées, j'en ai fait une big méga pizza rectangulaire (comme celle de la photo, sauf que je l'ai trouvée sur internet et que la mienne était encore plus jolie) Et cela a donné la meilleure pizza jamais mangée par moi-même. 

Argh, qu'elle était bonne! Allez, je vous donne la recette (made by myself), je suis si gentille:

Ingrédients:

  • 300 ml d'eau tiède
  • 4 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • 500 g de farine. (de la blanche, celle que tous les novices utilisent)
  • 1 et 1/2 cuillère à café de levure.
  • 1 grosse cuillère à café de sel. (ça, c'est à doser selon les goûts)
  • herbes de Provence. (au pifomètre)

Préparation:

Mettez le tout dans l'ordre dans votre machine à pain. Appuyez sur start en mode "pâte" (ou dough ou ce que vous avez sur la vôtre) Après +/- 1h30, sortez votre pâte qui a gentillement levé dans votre machine. Posez-là sur votre plan de travail enfariné. Formez une boule. Posez cette boule sur votre plaque de four, sur du papier alluminium légèrement graissé (à l'huile d'olive). Etalez-là, avec vos mains, votre rouleau à patisserie, votre nez, votre dictionnaire, votre chat, ... Garnissez-là d'une sauce tomate. (j'ai utilisé des tomates concassées dans lesquelles j'avais mis au préalable du sucre (2) et des herbes de Provence) (ma sauce tomate était encore à parfaire, un peu trop liquide) Et ajoutez ce que vous voulez. Délicieux:

  • Mozzarella en tranche (spéciale cuisine)
  • Herbes de Provence
  • Tranches de tomates fraîches
  • Fromage râpé (en fin de cuisson pour qu'il ne brûle pas)

Découpez, mangez, et soyez plus que repu. Cette recette est idéale pour 5. Pour 4, faut pas avoir mangé un gros 4 heure et pas vouloir de dessert. Pour 6, c'est bien, si on veut encore savoir se lever de table.

Je suis plus que fière de cette pizza. Un must!

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Mais c'est y pas possible

Qu'est-ce qui me fait plus pitié qu'un vieux à qui personne ne cède sa place? Les jeunes qui font semblant de ne pas l'avoir vu.

C'est la troisième fois que cela m'arrive et cela me gonfle. Je suis dans le métro. Heure de pointe, mais pour une fois, il n'y a pas encore tant de monde que cela. J'arrive à trouver une place. Quelques stations plus loin, le métro se remplit un peu plus. Et là, je l'apperçois. Un petit vieux, fragile peut-être bien 70 ans. Même peut-être plus. Je suis au bout de la rangée, (nouveaux trams boa) et j'attends, je scrute les visages, tout le monde fait comme si de rien n'était. Moi, j'ai l'habitude, alors, j'attends de voir si quelqu'un de plus prôche que moi va enfin se lever.

Mais décidement, le respect se perd. Les jeunes, pardon, les adultes ne savent plus ce que cela veut dire. Alors, je me lève, sachant désespérement ce qui va se passer et cela ne manque pas d'arriver. Une sale petite vipère, sitôt qu'elle a vu mes fesses esquisser un mouvement se précipite et prend ma place. J'ai à peine le temps de présenter ma place au vieux que je me retourne et la voit étonnée. Quand elle comprend mon geste,  elle (et tous les autres gens qui bien entendu avaient tout vu) se met à proposer sa place au vieux. (tout en restant assise) Le vieux décline. 

Et moi je reste debout, j'espère que ma présence jusqu'au bout de la ligne lui donne des remords. Parce qu'il ne faut pas croire que ce vieux n'avait pas envie de s'assoir, quand il n'y a pas des personnes mal léchées, ils acceptent toujours, et vous voyez bien qu'ils sont soulagés. Mais imaginez comme cela doit être dur la première fois que l'on vous cède sa place, accepter que l'on fait partie de cette catégorie dite du "3ème âge", accepter sa fragilité. Alors parfois, quand on les met mal à l'aise, ben oui, ils refusent.

Le pire, c'est qu'une ou deux stations plus loin, un deuxième petit vieux et sa femme, minimum 140 ans à eux deux montent. Et là, (je suis debout), personne ne leur cède toujours de place. Ce qui fait maintenant 3 vieux debout. Mais où va le monde? 

Et le presque drame arrive. On a failli assister à une fracture de l'utérus. Le chauffeur, probablement un apprenti, freine brusquement, et le wagon avec tous ses occupants fait un bon en avant. Après avoir failli m'écraser, je me retourne et je regarde mes petits vieux. Ouf, toujours debout. C'était moins une.

Quand je vous disais au début que c'était la troisième fois, ben oui, c'était pas une exception. Des petites vipères et de sales rats, il y en a dans tous les métro. 

Alors, soyez sympa, laissez-les s'assoir. Et cela compte aussi pour les femmes enceintes, les types en béquilles, et toutes les personnes qui en ont plus besoin que vous.

 

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