Promenons-nous dans les bois...
Ce week-end, je participais à une formation. Une formation théâtrale. J'avoue que je suis pas peu fière d'avoir surmonté ma timidité et d'avoir bien participé.
Mais avant d'en arriver-là, j'ai fait la parcours du combattant. D'abord, arriver au métro à l'heure (en partant un peu en retard, bien sûr), parce qu'après le métro il y a un train à prendre, et lui, il faut l'attendre 1/2 heure si on ne l'a pas.
J'arrive et prends le métro que j'avais prévu de prendre. Tout juste, et je regarde les gens qui n'ont pas eu ma chance rester sur le quai.
J'avais fait à l'avance un itinéraire Stib et j'étais censée arriver 8 minutes à l'avance et acheter de quoi manger. Sauf que pas de chance, le métro ralentissait, je ne sais pas pourquoi. Imaginez bien que je n'ai pas chercher à manger et j'ai bien fait: 2 minutes plus tard, mon train arrivait. Argh, stress: C'est un train qui se sépare en deux et j'ai loupé l'annonce me disant où je devais m'installer, tant pis, je monte n'importe où.
Dans le train, vendredi soir oblige, une troupe de lutins part en week-end. Argh, ça me rappelle quelque chose, ça me rappelle surtout pourquoi je déteste prendre le train. (le train me porte malheur) J'ai de la chance, je descends avant que le train ne se scinde en deux. Mais bien sûr le train arrive plus tard que prévu initialement. Que faire? Prendre à manger et risquer de rater le bus que je dois prendre après ou passer une soirée et une nuit le ventre vide.
Avoir le ventre vide, c'est trop pour moi. Alors, j'ai pris une provencette. Et ce qui devais arriver arriva, j'ai raté mon bus. Au moment de sortir de la gare, horreur, 5-6 arrêts de bus alignés, espacés suffisament, de chaque côtés de la route. Je dois donc parcourir ces arrêts, maudite soit ma myopie, parce que personne apparement ne connait le bus que je doit prendre. Espérons qu'il existe au moins!
Finalement, je trouve l'arrêt, il est bel et bien passé. Donc, je passe 1/2 heure à me geler les fesse dans un abri-bus. Enfin, il arrive. Je prends mon tiquet, plus polie et souriante que jamais contrairement au chaffeur qui n'a vraiment pas l'air heureux de fair son mêtier. Stressée de rater l'arrêt, je vais lui demander de me l'indiquer quand on y passe. Il me gromelle quelque chose, je ne comprends pas mais n'ose insister.
Une autre personne m'annonce que je suis arrivée. Je sors et là, je me sens paumée. Il doit y avoir un chemin sur ma droite. Bon, mais la droite dans quel sens. Je me vois déjà marcher et me rendre compte que c'est dans le sens opposé. Je vais demander dans un café qui m'indique la première à droite, et puis tout droit. Là, commence une marche dans les bois, sans lumière, sinon ce ne serait pas drôle. Les voitures me voient au dernier moment à la lueur de leurs phares. Des deux côtés des arbres, j'entends le son d'une rivière et comme toujours dans ces cas-là, des craquements. J'ai peur, je suis au bord des larmes. Oui, marcher dans les bois et dans le noir, ça me fait peur. Une voiture arrive dans mon sens. Je lève le pouce. Tant pis, les conseils de prudence, c'est ça ou fauchée par une voiture. Une dame avec son fils, j'apperçois un sac genre scout. Génial, je suis sur le bon chemin, on va faire connaissance.
Sauf que non, eux ils vont autre part, je ne suis pas sur le bon chemin, je dois redescendre ce que je viens de monter. Tourner, à droite, à gauche, tout droit, au moins une heure et demie. Ma tête s'allonge, je dois vraiment avoir l'air désespérée. Soudain, elle me regarde et me dit ces mots magiques: Allez, monte, je te conduis.
Je suis lui suis éternellement reconnaissante. Elle me conduit devant la porte. Ce n'était pas sur son chemin, elle devait aller autre part après. J'ai pas arreté de la remercier. J'avais envie de lui donner un cadeau, sauf que j'avais pas prévu ça dans mes bagages. (aurais-je oublié de signaler que j'avais un sac à dos sur le dos)
Merci mille fois à cette généreuse conductrice.
Par barnabe, Lundi 15 Octobre 2007 à 18:31 GMT+2 dans Divers (article, RSS)






