Barnabé et tout mon bric à brac

On n'est pas éternels

Cette année a été riche en débat sur le don d'organe. Mort de Grégory Lemarchal des suites de la mucoviscidose, il attendait une greffe de poumons. Fausse émission où une malade en fase terminale de cancer allait choisir le demandeur à qui elle allait donner son rein. Heureusement, ce n'était qu'un canular destiné à choquer les esprits et à faire réfléchir. Parution de Mon coeur qui bat n'est pas le mien. Témoignage d'Aline qui a eu la chance d'avoir un donneur.

A chaque fois que cela revenait dans les débats, je me posais la question. C'est une question personnelle. Pour moi, ma famille, mon entourage n'a rien à dire la dedans. De toutes façons, ils y sont favorables, même si personne n'est inscrit au Registre National.

Parfois, je me dits que oui, je devrais m'inscrire. Une fois qu'on est mort, on est mort, on a plus besoin de ces organes. Alors qu'ils peuvent sauver une autre personne. Mais quand, à chaque fois, "j'oubliais", je remettais à plus tard, je disais que j'allais me renseigner mais je ne faisais rien. Et puis, j'ai lu un article aujourd'hui dans un journal. Il n'est pas mieux écrit que les autres, parle toujours de la même chose, accepter qu'après sa mort on touche à notre corps, qu'on l'ouvre sur une salle d'opération. Mais j'ai décidé d'aller sur mon ordinateur et de vraiment m'en occuper. J'ai fait une recherche, téléchargé une feuille d'inscription (pour la Belgique). Je dois encore aller à la commune. Heureusement c'est gratuit, plutôt étonnant quand on connait les administrations belges, même pour ce genre de formalités.

J'ai aussi demandé ma carte de donneur d'organe. Si vous aussi vous voulez la recevoir, c'est ici. On sait jamais tout peut arriver. Même nous qui nous sentons en bonne santé, un jour on peut en avoir besoin. Et même si ni nous, ni une personne de notre entourage n'en a besoin, l'important c'est une vie humaine de sauvée. Parce qu'une vie n'a pas de prix.

Vos commentaires

1 Le Mardi 16 Octobre 2007 à 19:21 GMT+2, par sunny

tout à fait d'accord. C'est aussi plus facile pour l'entourage de décider si on donne les organes du proche décédé. Quelle douleur se doit être en plus de devoir réfléchir pour savoir si on donne ou pas. Là on moins on sait que notre proche l'aurait voulu.
Je n'ai pas fait la démarche mais je devrais le faire pour faire savoir que je donnerais volontier mon corps à la science et mes organes au gens qui en ont besoin.
Je trouve que c'est un grand gachis de ne pas donner ses organes quand il n'y a plus rien à faire pour nous. Bien que je respecte les croyances et valeurs de chacun. Certains le refusent et c'est aussi important que les proches sachent ce refus.

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