Barnabé et tout mon bric à brac

Le rendez-vous de Venise

Après Des amis hauts placés, dont l'intrigue se déroulait à Venise, voilà qu'en parcourant les étagères de romans, je suis attirée par ce titre: Le Rendez-vous de Venise. Philippe Beaussant, ce nom ne me dit rien, je n'ai probablement lu aucun de ses livres, c'est l'occasion.

Plusieurs années après la mort de son oncle Charles, Pierre découvre un petit carnet. Le feuilletant distraitement, une phrase lui saute aux yeux, Je ne retournerai jamais à Venise. Piqué par la curiosité, il va le lire et découvrir une facette de son oncle qu'il n'aurait jamais imaginé et se rendre compte que finalement il ne le connaissait pas si bien. Et à travers lui, une femme, Judith dont il n'avait jamais entendu parler.

Charles, l'oncle décédé, était un grand expert en art qui parcourait les colloques et les musées. Pierre, son neveu, l'accompagnait et était son fidèle assistant depuis 15 ans.

Le roman baigne dans le milieu de l'art et des peintures, plus particulièrement, les portraits. L'oncle comme le neveu, comme tous les gens qu'ils rencontrent ou presque, sont de grands spécialistes qui déterminent les auteurs des toiles retrouvées sans signatures. Un monde à part.

L'ombre de l'oncle décédé plane encore sur la vie du neveu. Celui-ci tente de savoir qui il est et qui a réellement été son oncle. 

Bien, mais sans plus. 

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Une amitié absolue

Une amitié absolue de John LeCarré est un thriller au dénouement plus qu'inattendu. Ce roman raconte l'histoire de Ted Mundy, agent double durant la guerre froide. Entrainé presque malgré lui dans toutes sortes d'histoires, il va lui arriver bien des choses.

Déjà, l'histoire est en grande partie un flash back, et les bouleversements dans l'ordre chronologique, ça ne facilite pas spécialement la compréhension. Mais en plus, Ted est agent double. C'est à dire agent secret pour un camp se faisant passer auprès de l'autre camp pour un agent secret. Alors, moi, je suivais déjà plus. De plus, je ne suis pas certaine qu'il n'ait pas été un moment donnée agent triple. (si tant est que cela puisse exister) J'ai du mettre un ou deux chapitres avant de comprendre pour quel camp il oeuvrait réellement. 

Les dessous de l'intrigue ne nous sont pas dévoilés et nous découvrons avec notre héros les différents indices et diverses situations. Comme notre personnage a la bonne idée d'avoir des doutes et de ne rien comprendre ou en tout cas de n'être pas sûr de comprendre, je vous dis pas la compliqué de l'intrigue.

Maintenant que je l'ai terminé, je ne peux pas vous dire: ah, je comprends. Parce que même avec la fin (où l'on est supposé dire: ah, je comprends), ben je crois pas avoir tout capté. 

En plus ce mec  se fait bousiller sa vie en acceptant de servir les intérêts de son pays. Valeur qu'entre mille je n'intégrerai.

Donc, un livre surement bien ficelé mais très compliqué à comprendre. Si vous aimez les prises de têtes et les policiers emberlificotés, n'hésitez pas. Sinon, passez votre chemin, il y a tant de livres à lire.

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Le complot contre l'Amérique

Le complot contre l'Amérique de Philip Roth raconte l'histoire de Philip Roth pendant la seonde guerre mondiale. Philip est juif et vit à Newark dans un quartier juif, il va dans une école juive et fréquente des juifs.

Un bug dans ma première phrase? Pas vraiment. Car le Philip Roth de l'histoire n'est pas l'écrivain même si ça en a tout l'air. D'ailleurs toute l'histoire semble être l'Histoire.

Mais il ne faut pas s'y tromper, le complot contre l'Amérique est un roman, pas une autobiographie. Pourtant, le style emprunté à ce genre et les détails véridiques sèment le trouble.

Philip Roth a réécrit une petite partie de l'Histoire et cela ressemble à s'y méprendre à la vraie. Cette réécriture, il l'a rendue tout à fait plausible par la proximité entre la réalité et le romancé. 

De plus, étant belge, et connaissant peu l'histoire américaine, j'ai eu constamment un doute. Qu'est-ce qui est vrai? Comment démêler le vrai du faux? A la fin, de courtes biographies des personnages principaux remet de l'ordre dans tout ça. Et c'est qu'on apprend qu'en fait... (je ménage le suspens)

Lorsque l'on a refermé ce bouquin, on ne peut s'empêcher de s'informer sur cette période et sur la chronologie des présidents américains. A moins que l'on ne connaisse tout cela d'avance, bien sûr. Ce livre est donc intéressant parce que d'un côté, il est génial, captivant, semblant très vrai et d'un autre, il donne envie de s'informer, d'apprendre, de voir comment c'était de l'autre côté de l'Atlantique.

Je vous le recommande donc. Mais n'allez pas réviser l'Histoire avant, c'est bien plus drôle. 

 

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Le rapport de Brodeck

J'avais déjà lu de Philippe Claudel, Les âmes grises, que j'avais beaucoup apprécié. Son style, ses suspens, sa manière de mener le temps.

Comme ma mère aime beaucoup cet auteur, elle m'a conseillé ce livre. Et j'ai adoré. Même style, à nouveau, rapport avec la guerre, entourage rural. Mais en même temps, c'était différent, un "vrai" autre livre. Pas comme certains auteurs dont on a l'impression de toujours lire le même roman.

L'histoire se passe après la seconde guerre mondiale, le personnage principal, Brodeck a survécu aux camps. L'intrigue débute alors qu'un drôle d'individu vient de se faire assassiner. Brodeck sait tout et, petit à petit, nous distille ses informations. Sur l'Anderer, le village, mais aussi, ses souvenirs lourds à porter. Sur ce qui s'est passé dans le village, sur ces hommes qui se transforment en bêtes.

Claudel passe aux détours d'un mur, d'un visage, d'une pluie, du présent au passé douloureux de Brodeck. Il joue avec le cours du temps sans jamais perdre lecteur. Ce mélange entre passé et présent, c'est ce que j'aime le plus dans l'écriture de cet auteur. Aussi, il y a ce suspens, ces zones d'ombres, ces mystères qui planent sur le village. Car la guerre a fait surgir des comportements bestiaux chez les villageois, comportements qui laisseront des traces bien longtemps après que les Fratergekeime ne soient partis. 

Si le contexte de la seconde guerre mondiale est évident, le pays dans lequel se passe l'histoire reste pour moi un mystère. Je crois d'ailleurs que c'est voulu, qu'en ne situant pas précisément le roman, Claudel montre qu'il aurait pu se passer n'importe où. Jamais les allemands ne sont cités et même le dialecte et la langue employés par les habitants ne m'ont pas aidée. Cela se passe dans les montagnes, près de la frontière de ce pays envahisseur...

Une seule chose à dire, lisez-le! 

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Djamilia

Pour l'école et probablement pour la dernière fois, j'ai dû lire un livre. Cette fois-ci, un livre venu d'un pays peu connu voire même inconnu: le Kirghizstan. Djamilia de Tchinghiz Aïtmatov  se passe durant la seconde guerre mondiale entre la steppe kazakh et les monts kirghiz.

Une belle sœur et son neveu doivent amener le blé pour l'effort de guerre à la gare. Et ce,  accompagnés de Danïiar, cet homme qui est apparu un beau jour dans le village, rêveur, boitant, différent.

Une histoire d'amour entre deux êtres qui nous fait découvrir ce pays. Les scènes semblent sorties d'une toute autre époque, lorsque le blé était encore coupé à la faux. Et ces britchka qui semblent dans mon imagination tout droit sorties d'un film du far west. 

Une époque différente, des coutumes aussi. La place des hommes et des femmes si différente, qui se trouve chamboulée par cette guerre qui prend les hommes valides et modifie les rôles de chacun. Et l'amour différent parce que régi par ces règles de vie, difficiles à transgresser.  

Un narrateur qui découvre en une année tant de choses, comme dans un rite initiatique.

Poétique, facile et court à lire.  

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Disgrâce

Après avoir lu l'homme ralenti, ma mère m'a conseillé ce livre également de J.M Coetzee, pour lequel il a reçu le Prix Nobel de littérature en 2003.

Il traite du viol, du sens de la vie et de la vieillesse, thème qui était aussi présent dans l'homme ralenti.

 David Lurie, Professeur au Cap doit démissionné après avoir eu une aventure avec une de ses élèves, il rejoint alors sa fille à la campagne où il partage son quotidient.

Evidemment, l' histoire n'est pas aussi simple. Elle se passe en Afrique du Sud, et l'histoire du pays se mêle par moments au récit.  La cohabitation entre les blancs et les noirs après la fin de l'apartheid ne va pas se passer en un claquement de doigts. La violence est là, impossible à nier.

Les personnages sont ambigus. Eux-mêmes, ne savent pas exactement ce qu'ils souhaitent et ce qu'ils veulent faire. Le Professeur Lurie ne sait pas ce qu'il va faire maintenant qu'il a du temps à lui, trop de temps. Il ne sait pas où est sa place. Il a du mal à accepter sa vieillesse. 

Sa fille aussi n'accepte pas, comme son père d'ailleurs, qu'on lui dise ce qu'elle doit faire. Elle est plutôt butée et on comprend parfois difficilement son comportement.

J'ai aimé ce livre, mais sans plus. C'est un livre où les personnage sont plongés dans une grande détresse. Ils doutent face à leur destin. C'est intéressant de voir l'évolution de Lurie. Comment il va changer partiellement de vie à la campagne, sa position face aux animaux, etc...

 

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Des amis hauts placés

Des amis hauts placés est le roman de Donna Leon que j'avais prévu de lire dans l'avion pour le Maroc. Seulement, les magazines peoples et féminins ont accaparé mon temps. Aussi, j'ai failli devenir une as des mots fléchés. (j'ai bien dit failli parce que je suis toujours aussi nulle)

Ce livre est un policier, genre duquel je ne suis pas particulièrement fan. Mais c'est aussi un genre qui se lit particulièrement vite et facilement, idéal pour un environnement chahuté comme l'avion ou le bus pour ceux qui savent lire dedans. 

Au début, je n'aimais pas trop l'écriture qui me semblait forcée. J'avais l'impression que l'auteur venait d'étudier les figures de styles et qu'elle essayait d'en intégrer un maximum. Mais dès que l'histoire m'a possédée (bon, j'exagère un tout petit peu), je ne l'ai plus du tout senti. L'intrigue est bien menée, le cadre, Venise, dépaysant et inhabituel et le dénouement parfait, sauf peut-être la toute fin.

Le commissaire Brunetti reçoit la visite d'un fonctionnaire du Cadastre: les plans de son appartement n'existent pas. Des meurtres possèdent bizarrement de petits points communs. Et Brunetti ne croit pas aux coïncidences. A partir de là, les évènement vont s'enchaîner, mais où, ça je ne vous le dirai pas!

Dans le genre, c'est un bon policier, prenant à souhait sans qu'il ne vous fasse perdre totalement conscience de la réalité. Ce n'est pas ce que je lis d'habitude, mais un de temps en temps, ça fait du bien. Si vous aimez, ce livre fait partie d'une série dont le commissaire Brunetti est l'enquêteur. 

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L'homme ralenti

Toujours suite à mon exposé sur l'apartheid, j'ai découvert J-M Coetzee, un auteur sud-africain qui a reçu le prix Nobel de Littérature en 2003. En fait, ce n'est pas vraiment suite à cet exposé puisque, ayant demandé à ma mère un conseil de livre à lire, c'est ce livre qu'elle m'a proposé. Cela, avant que je ne réentende parler de l'auteur, drôle de coïncidence.

L'homme ralenti raconte la vie d'un sexagénaire, Paul Rayment, qui, suite à un accident de la route, se retrouve amputé d'une jambe. Pas de famille, peu d'amis, il va se retrouver confronté de plein fouet à sa vieillesse. Avec l'accident, une auxiliaire de vie va venir l'aider dans ses tâches quotidiennes et le vieil homme va en tomber amoureux.

Ce livre met en lumière une peur que beaucoup d'entre nous ont en commun: la peur de vieillir, d'être diminué, de devenir dépendant. Quoi de plus horrible à imaginer que d'être amputé? C'est ce que va vivre le personnage principal de cette histoire.

Ce roman abord aussi le thème de l'amour chez les personnes âgées. Ici, il va se développer de façon assez originale.

Et puis, il y a aussi ce drôle de personnage qu'est  Elizabeth Costello qui s'immisce dans la vie  de Paul Rayment  qui  n'a rien demandé. 

Un bon livre. 

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Mort d'un parfait bilingue

Mort d'un parfait bilingue, un titre prometteur. Dont je me demande d'ailleurs toujours le sens. Un livre de Thomas Gunzig.  Epatant. Horrifiant. La couverture annonce déjà un peu la couleur, mais on ne s'imagine pas de quoi seront capables les anti-héros de ce livre.

Ce n'est pas gore, mais c'est une histoire qui se passe pendant la guerre. La guerre à Chypre entre grecs et turcs. J'ai d'ailleurs mis un bon bout de temps à situer l'histoire parce qu'il y avait peu d'indices. Et puis, au départ d'une phrase, le mot chypriote m'a fait tiltée.  

Notre anti-héros se retrouve dans de sales draps et doit aller au front pour mener une mission.

Ca c'est l'histoire de base. Là, dessus, les hommes tous plus crapuleux les uns que les autres vont faire des choses peu reluisantes. Des horreurs de guerre, mais immonde. Surtout, ce qu'on apprend à la fin.

Je vous le recommande parce qu'il fait frissonner d'horreur sans être sanglant, on n'est pas dans du Stephen King. Ce roman montre les dérives de notre société, les horreurs commises au nom des capitaux. Pour l'école, j viens de lire l'Arrache-coeur de Boris Vian, et j'aurais presque tendance à dire que ce livre est aussi surréaliste.  Parce que si l'on vient dire que c'est réaliste, ...

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Persepolis

Vous en avez surement déjà entendu parler, vous l'avez peut-être déjà lu et même vu le dessin animé adapté d'après le BD. Persepolis est une autobiographie de Marjane Satrapi sous forme de BD. Comme Fun Home, sauf que Fun Home, je n'avais pas aimé et là, j'ai adoré.

Marjane Satrapi est iranienne, elle a été éduqué dans un esprit de tolérance et d'ouverture par ses parents. Son grand-père a été emprisonné pour ses idées politiques, son oncle aussi. Ses parents manifestent quand le Chah et les extrémistes islamiques prennent le pouvoir. Mais rien n'y  fait. Et la répression s'installe. Port du voile obligatoire, interdiction de se maquiller, interdiction d'avoir des relations extra-conjugales, ... La liste des interdictions est longue. Mais Marjane est la digne successeur de ses parents et ne s'aplatit pas devant l'autorité. Si bien que ses parents, de peur que ça ne devienne plus grave l'envoie en Autriche, ...

Ceci n'est qu'un court résumé de ce qu'a été sa vie. Une vie faite de révolte, de remises en question, d'éducation, de pensée très libre. Dans un pays très dur, elle garde toujours sa conscience en alerte. Elle n'a pas eu une vie facile et nous livre avec humour, clarté, et intelligence ce qu'ont été ses pensées, ses envies, ses choix.

A travers cette autobiographie, c'est l'Iran que l'on découvre. C'est aussi le regard que nous Européen portons sur ces immigrés, ces arabes, ces étrangers, ...

Et comme toujours face aux récits de guerre, j'apprécie doublement la chance que j'ai de vivre ici. Là, où il n'y a ni guerre, ni répression, liberté de parole, d'opinion, de presse, ...

Excellent, je vous le recommande. Et probablement que d'ici quelques temps, vous aurez droit au compte-rendu du dessin animé adapté. 

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Le liseur

Le liseur de Bernhard Schlink démarre avec l'histoire d'amour entre jeune homme de 15 ans et une femme de 36 ans. Ce garçon nous raconte son histoire et pendant quelques mois vit une histoire fusionnelle où il passe beaucoup de temps à lire à Hanna des livres à haute voix. Jusqu'au jour où Hanna, qui est receveuse dans un tram disparaisse sans laisser d'adresse.

Plusieurs années après, alors qu'il fait des études de droit, il assiste à un procès et reconnait parmi les accusées Hanna. Petit à petit, il découvrira son secret.

Un secret que je n'avais pas percé. Quand il plane un mystère sur un livre, ce qui est gai, c'est d'être vraiment surpris. Sinon, le début me faisait penser au Diable au corps de Radiguet que j'ai lu cette année pour le cours de français. Etrange relation.

J'ai aimé, mais sans plus. 

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Fun Home

Fun Home est une bande dessinée (format grand roman) autobiographique d'Alice Bechdel. Il y a déjà quelques temps, j'avais lu une bonne critique et ça m'avait donner envie de la lire. Alors, quand ma soeur l'a reçu à son anniversaire (le premier qui me traite d'opportuniste, je lui mets la tête entre les deux oreilles), je me suis dit que j'allais la lire. (D'abord, c'est même pas moi qui lui ai offerte)

Faut savoir (et vous avez peut-être remarqué) que je suis plus roman que BD. La BD à la base, j'aime pas. Même si évidemment, ça ne veut pas dire que je n'aime aucune BD. Mais cette fois-ci, le principe a été maintenu, j'ai pas aimé.

Déjà, il y a beaucoup de texte. (drôle de critique de la part de quelqu'un qui préfère les romans) En fait de textes, ce sont des extraits de livres. Que je ne pouvais pas passer, mais qui m'ennuyait profondément. 

Et puis, comme je l'ai dit plus haut, c'est un autobiographie. Et j'ai l'impression que ça a fait beaucoup de bien à l'auteur de l'écrire, un peu comme une psychanalyse. Mais du point de vue du lecteur, j'ai trouvé ça ennuyant. Le roman est une suite d'interrogations sur le suicide de son père, sa sexualité (elle est homosexuelle),  sa vie, ...

L'histoire, c'est donc l'histoire de l'auteur (je me répète, hein?) Elle raconte son enfance surtout dans une grande maison que son père n'a de cesse de rénover. Sa famille possède le Fun Home, le funérarium de la ville. Là, elle va se familiariser avec la mort. Ensuite, elle ira à l'université et découvrira qu'elle est lesbienne.

Bref, je ne vous le recommande pas. Mais sachez tout de même qu'en général je n'aime pas les BD. 

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L'empreinte de l'ange

Comme bien souvent, quand je ne sais pas quoi lire, je demande à ma maman quel livre elle me conseille. Et elle m'a conseillé Ligne de failles de Nancy Huston. Sauf qu'elle l'a prêté à ma grand-mère, donc je suis pas prête de le revoir et que j'avais besoin d'un livre. (oui, besoin) Alors, j'ai pris un autre livre du même auteur dans la bibliothèque familiale et je n'ai pas été déçue par L'empreinte de l'ange.

Ce roman raconte l'histoire de Saffie, une allemande dont au début, on ne connait rien. Elle se présente à Paris, chez Raphaël Tralapage, flutiste reconnu après avoir lu une petite annonce pour devenir sa bonne. Raphaël tombe tout de suite sous le charme. De Saffie, de son absence. Car, Saffie a toujours l'air ailleurs.

Je ne vais pas plus loin pour vous laisser le plaisir de découvrir tous les petits secrets des personnages. L'histoire se déroule dans les années 1950-60, après la seconde guerre mondiale, donc. Aussi, pendant la guerre d'Algérie. Et ces repères chronologiques ne seront pas pour rien dans le destin des protagonistes. Petit à petit, on découvrira des âmes meurtries par la guerre, la violence, et qui essaient de se reconstruire après toutes les horreurs qu'ils ont vues, vécues, entendues. 

Je ne connaissais pas grand-chose, voire rien de la guerre d'Algérie et même si elle n'est qu'un fond plus ou moins présent dans l'histoire, j'en ai appris tout ce que j'en sais aujourd'hui. Ce livre regorge d'émotions: l'amour, la maternité, la haine, la révolte, ... Il se lit vite, ce n'est pas un livre prise de tête.  Je vous le conseille, peut-êtreun plus aux filles qu'aux gros bras.

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Si c'est un homme

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur,
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants,
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

Voilà le poème qui introduit le récit autobiographique de Primo Levi, Si c'est un homme. Ce livre nous montre toute l'horreur des camps de concentration. Avec tout au long du récit, les réflexions de Levi. Son expérience lui a beaucoup fait réfléchir sur l'Homme. Dans l'édition que j'ai lue, à la fin il répond aux questions les plus fréquemment posées par les étudiants. Dans l'une des réponses, voici ce qu'il écrit: "à ma brève et tragique expérience de déporté s'est superposée celle d'écrivain-témoin, bien plus longue et complexe, et le bilan est nettement positif; au total, ce passé m'a intérieurement enrichi et affermi. (...) en vivant, puis en écrivant et en méditant cette expérience, j'ai beaucoup appris sur les hommes et sur le monde." (1976) 

Levi raconte sans juger, sans tabou, n'ommettant pas les détails. Au détour, d'un évènement, il nous montre comment les allemands ont fait des prisonniers dans non-êtres humains. En les tatouant comme du bétail, en ne donnant pas de cuillère, et en les détenant dans les pires conditions d'emprisonnement possible avec à la clé la sélection, qui vous laisse la vie sauve jusqu'à la prochaine, ou vous transforme en fumée.

Il expose les pensées qui trottaient dans sa tête ou qui ne la traversaient pas car bien souvent, les allemands réussissaient à ne plus les faire penser tant le travail était dur.

Levi a miraculeusement survécu, mais ce ne fut pas le cas de plus de 5 millions de personnes. Il a ensuite écrit ce livre et parcourut diverses écoles pour en discuter avec des lycéens car pour lui, il avait un devoir de mémoire. D'ailleurs, nous avons tous ce devoir de mémoire. Des livres et témoignages sur la Shoah, on en a tous eu beaucoup. Ce livre et un témoignage direct font partie des plus puissants. Je vous le recommande (dans ce cas-ci, il serait déplacé de dire chaleureusement, car vous risquez plutôt d'être parcouru d'un frisson d'horreur en découvrant la vérité vraie sur les camps d'extermination.) 

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Kafka sur le rivage

Kafka sur le rivage est un livre de Haruki Murakami qui se passe au Japon. Je vous préviens tout de suite, c'est assez bizarre.

Le roman est constitué de deux histoires parallèles qui s'alternent au gré des chapitres. Deux histoires assez différentes, mais qui bien évidemment sont liées. D'abord, ce roman semble être une intrigue avec de multiples inconnues et un brin de surréalisme. Puis, petit à petit, le brin se transforme en épis et finit en champ. Au début, c'est plus ou moins cohérent, puis ça devient très mystérieux, au point qu'à la fin, je ne sois pas tout à fait sûre d'avoir compris le bin's.

D'un côté, on a l'histoire de Kafka Tamura, jeune adolescent fugueur de 15 ans. De l'autre, le récit, d'un mystérieux évanouissement collectif et de l'un des enfants devenu amnésique après l'incident.

Beaucoup de fantastique se mêle à l'histoire, les personnages ne sont vraiment pas ordinaires et l'auteur ne nous aide pas beaucoup à comprendre. Pour vraiment aimer ce livre, je crois qu'il faut être un profond rêveur et vraiment laisser ses pensées se plonger dans le roman. Dedans, se mêle le destin, l'inconscient, un monde énigmatique. C'est flou, embrumé.

Une chose qui m'a énervée, c'est que la traduction a été terriblement mal faite. On dirait que le ou la traducteur (trice) ne s'est même pas relu(e). D'ailleurs, en lisant ce livre, on sent bien qu'il a été écrit par quelqu'un d'une autre culture. La culture japonaise est assez différente de la nôtre et cela se sent par bien des côtés dans le livre (sans être ni désagréable ni spécialement agréable) 

Pour conclure, j'ai pas tant aimé que ça.  

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