Barnabé et tout mon bric à brac

No impact man

no impact manJ'en avais entendu parler dans mon journal, sur deux blogs, ce livre "No impact man" était partout. Alors, j'ai voulu le lire en grande écolo que je suis.

Et contrairement à toute la blogosphère, j'ai pas trouvé ça génial. Franchement 1/4 du livre est constitué d'infos scientifiques très générales genre "la banquise fond de x km² chaque année", "nous  déforestons x km² de forêts chaque année". Franchement, on sait qu'on pollue et qu'on doit faire un maximum d'efforts. Ca va changer ma manière de vivre de savoir exactement combien d'arbres tombent à la minute? Je ne crois pas.

Un autre 1/4 du livre est consacré à des réflexions pseudo-philosophiques. Je dois dire que c'est le pire dans ce livre. Il se répète non stop. Et les indiens je-sais-plus-quoi et mon grand-père qui disait et qui vivait comme ceci (ça, ça revient genre 10 fois dans le livre, comme si on n'avait pas compris que son grand-père vivait différemment).

Une partie du livre est consacrée aux réactions sur son blog et dans les médias. Waouw, j'ai des lecteurs. Waouw, j'ai des lecteurs, etc...

Enfin, il parle un peu de son expérience. Beaucoup trop peu à mon goût. J'avais envie de lire un livre sur une expérience écolo poussée à fond, lire des anecdotes, des abandons, des doutes, les réactions des amis, ... On retrouve bien sûr cela dans ce livre mais si peu. Je pensais pourtant que ce serait le coeur du livre. 

Un exemple pour vous expliquer le manque à ce point de vue. Il parle au début du livre de ce que plus tard il adoptera un système de compost intérieur avec des vers pour réduire les déchets organiques. A ce moment, il écrit qu'il reviendra là-dessus plus tard. Ben, vous pouvez toujours attendre. J'ai fini le livre et pas trace de lombrics. Pourtant, tous ceux qui veulent à leur tour faire des efforts seraient peut-être intéressés de découvrir comment ça marche, qu'en ont pensé sa femme/sa fille/ses amis/lui, est-ce que ça pue?, ...

Une autre chose qui apparemment lui a beaucoup taraudé l'esprit.  Les journalistes lui posaient tout le temps la question de savoir comment faisait-il pour se passer de papier toilette. Il n'y a jamais répondu. "parce qu'il ne veut pas parler de son intimité". Je trouve ça assez fort. Il peut quand même comprendre que quand on utilise du papier toilette environ 5 fois par jour on puisse se demander comment s'en passer. Bref, pour lui, c'est une question déplacée. Et comme il n'y a pas répondu aux journalistes, il n'en parlera tout autant pas dans son livre. 

Dernier reproche, je n'ai vraiment pas aimé son style. Difficile de dire pourquoi, mais déjà, il n'arrête pas de se répéter et j'avais tout le temps l'impression "d'avancer à reculons".  Au début, je me disais: "bah, il écrit pas bien, mais c'est pas parce que t'es écolo que t'es écrivain". Sauf que lui avant d'être écolo, il est écrivain. Et il te le répète bien pendant les 50 premières pages du livre.

Une grosse déception, même si les quelques anecdotes et impressions sur son expérience m'ont, elles, bien plu. 

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La fortune des Rougons

fortune rougonMon grand-père était agriculteur. Mon père a toujours su une chose sur son avenir, jamais il ne reprendrait la ferme. Travail trop pénible, jamais de vacances, des dettes, pas de loisirs, ... Il n'a pas été très loin dans ses études, jamais eu le bac. Mais, il a lu tous les zola et a toute la collection.

A l'école, j'ai lu Nana et puis Germinal par envie de lire ce livre tant cité. Un beau jour, je me décide à lire un autre Zola. Je me hisse à hauteur de la collection et en ouvrant un de ces livres, je découvre ce que je ne savais pas. La plupart des romans de Zola ont été écrits dans une suite: Les Rougon-Macquart. J'ai alors décidé de lire cette suite. Pas d'un coup, ne voulant pas me dégoûter de bons romans. Mais par petites doses. Et assez logiquement, j'ai commencé par le premier: La fortune des Rougon.

L'histoire nous conte comment les Rougon qui souhaitent ardemment faire fortune sont arrivés à leur fin.  Un homme, Pierre Rougon, qui ne veut qu'une chose, être riche, va de spéculation en coups bas avec sa femme atteindre son but.

A travers cette famille, c'est un siècle le XVIIIème que l'on découvre. A l'époque, le commerce se faisait à la taille d'une ville, les pauvres vivaient dans la misère, la révolution industrielle démarrait à peine, la liberté n'était que des mots dans des livres, ...

A travers Miette et Silvère, l'on voit quels sont les espoirs du "petit peuple", l'innocence de deux enfants, l'envie de "liberté, égalité, fraternité" qui les pousse à se lancer dans l'inconnu.

J'ai assez bien aimé ce livre. Je dois dire que Zola écrit comme un écrivain moderne. Sûrement que mes profs de français ont du un jour m'apprendre quelque chose à propos du nouveau roman qui se développe à cette époque (plus trop sûre de moi). Par contre, étant belge, je connais peu l'histoire de France après 1830 ou en tout cas, je ne m'en souviens guère. Alors le seconde empire (merci Wikipédia), ça ne me disait rien du tout. Mais en même temps, si un livre peut nous apprendre un peu d'Histoire, je ne dis pas non. 

Maintenant, que va-t-il arriver à Pascal, Eugène, Aristide, Pierre, Félicité et les autres? La suite, au prochain roman. 

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Milena

MilenaMargarete Buber-Neumann a été arrêtée et détenue dans un camp de concentration pour ses idées politiques. Elle y a fait la connaissance de Milena Jesenská. Celle-ci était journaliste, écrivain, femme de courage et amante de Kafka. Entre elles s'est nouée une amitié profonde. Margarate raconte la vie de Milena à travers ce qu'elle lui en a raconté.

J'ai un avis plutôt mitigé sur ce livre. Au début, l'histoire de Milena est mise en abîme avec ce qu'elle raconte à Margarete. Mais celle-ci semble oublier son postulat. Au tiers du livre, il n'est plus question de camp de concentration et d'amitié mais juste d'une biographie de Milena. Milena qui bien que décrite comme éblouissante, intelligente, formidable, est loin d'être captivante. Je n'avais jamais entendu parler d'elle avant ce roman et une biographie sur une personne qu'on ne connait pas n'a rien de vraiment intéressant.

Cette biographie, qui plus est,  est faite de fragments de textes de Milena entrecoupés de quelques phrases sur sa vie. Je n'ai rien trouvé d'exceptionnel à ses textes. Et si sa vie a pu être intéressante, ce roman n'en rend absolument pas compte.

A ce moment-là de ma lecture, j'étais plutôt ennuyée, et j'en avais marre de ce livre. A chaque fois que je le reprenais, je le lâchais quelques pages plus loin pour m'endormir. J'ai hésité à le refermé définitivement mais je n'ai pu m'y résoudre. Au bout d'un moment, j'ai décidé d'en finir et de le terminer une bonne fois pour toute pour enfin entamer un autre livre. 

C'est à ce moment-là que l'auteur recommence à mêler bout de leur amitié au camp et vie de Milena, c'est ce qu'aurait du être tout le roman pour que je l'apprécie dans son ensemble. Cette partie, plus axée sur la vie au camp, m'a beaucoup plu.

Alors que dire? Je n'ai pas aimé le milieu, mais bien le début et la fin. Ça vous fait une belle jambe. Mais peut-être n'étais-je pas dans un bon état d'esprit en lisant ce livre?

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