Mardi 11 Decembre 2007
Les âmes grises
Par barnabe, Mardi 11 Decembre 2007 à 19:07 GMT+2 dans J'ai lu...
Je viens de terminer Les âmes grises. Ce livre, de Philip Claudel, raconte la vie d'un policier pendant et après la première guerre mondiale. Ecrit à la première personne, il vous plonge dans l'histoire sans vous laisser en ressortir. Elle se passe dans un petit village près de V., pas loin du front. Dans ce village, il se passe de drôle de choses, une petite fille de 10 ans est assinée. Ce policier va nous raconter dans le désordre des épisodes de sa vie, les énigmes qu'il n'a pas pu résoudre. Ce meurtre qu'il va essayer d'élucider, ce personnage, le Procureur, ce sourire de l'institutrice, ...
Ce roman semble tellement vrai. On a l'impression que ce policier nous raconte sa vie, qu'il a réellement vécu tout cela, que les évènement se sont vraiment passés. On est tenu en haleine par le suspens. Le suspens de savoir qui est le meurtrier mais aussi que lui est-il arrivé cette nuit-là, et qu'a-t-il fait ensuite, quelles sont ses pensées.
J'ai dévoré ce livre (oui, entre le dernier compte-rendu et celui-ci, il y a eu d'autres livres, mais je n'avais pas envie d'en parler) Vraiment, j'ai été plongée dans ce récit. En plus, cette année je vois en Histoire les deux guerres mondiales et en français la guerre comme sujet littéraire, c'est dire si ce livre tombe à pique. Sans être jamais sur le front, sans avoir de prôches qui se battent, l'atmosphère qui régnait à cette époque nous est totalement transmise. Les rejets entre les poilus et les autres, les blessés terribles, l'enthousiasme des nouvelles recrues, les familles qui restent, les ouvriers qui ont la chance de travailler à l'Usine, ...
Vous l'avez compris, j'espère, je vous le recommande chaleureusement!
Je vous avais déjà parlé d'Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda. Parlons maintenant de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part du même auteur.
Je viens de terminer Les misérables. Livre du XIX siècle de Victor Hugo. +/-1800
Balzac et la Petite Tailleuse chinoise de Dai Sijie est un roman qui m'a beaucoup plu. C'est le premier roman de son auteur et il a été couronné par trois prix:
Vous avez peut-être remarqué que ces derniers temps, je ne parle plus de livres. Aurais-je arrêté de lire? Serais-je en manque de temps? Aurais-je décidé qu'ils n'avaient pas leur place sur ce blog?
Geisha d'Arthur Golden est un roman. Pas une autobiographie (vu que l'écrivain est un homme, ça vaut mieux), mais pas une biographie non plus. Le personnage, Chiyo-Sayuri et sa vie, ont été inventés. Mais toutes les habitudes des geishas, leurs comportements, leurs coutumes sont vraies. Ce livre nous plonge dans le Japon des années 30, à Gion, un quartier de Kyoto. Les geishas sont en raccourci des prostituées de luxe. Mais en raccourci seulement parce qu'elles sont bien plus que ça. Aujourd'hui, il n'en reste que très peu, car elles font partie des traditions qui tendent à disparaître.
Oui, vous pourriez être étonnés par cet succesion, après Germinal, j'ai lu Ensemble, c'est tout d'Anna Gavalda. Pourquoi étonnés? Pour ceux qui ne l'ont pas lu, un début de réponse leur sera donné par l'écart entre ces deux articles. Très court. Bon venons-en au fait, j'ai aimé ce livre mais c'est ce qu'on appelle un livre-détente, un livre-plage, un livre-kislivit, ... Appelez-le comme vous voulez mais c'est pas de la grande littérature. Ca n'empêche pas que je l'ai dévoré et que j'ai bien aimé l'histoire. C'est une histoire sentimentale: amour, amitié, entraide, ... Ce qui m'a le plus frappé c'est la ressemblance de style entre l'écriture d'Anna Gavalda et celle de Marc Lévy. Frappant, vraiment.
Décidément, tout arrive. J'ai lu un classique de littérature de mon plein gré, sans avoir été poussée par un prof de français. Bien sûr, je lis déjà beaucoup mais jamais je n'en avais lu de ma propre initiative. (je parle bien de littérature) En fait, je l'avais prêté à une amie qui devait elle, le lire pour son prof. Et puis, après avoir terminé Je te retrouverai, je me suis dit qu'un tel classique, alors qu'il était à portée de ma main, ne pouvait rester non-lu.
Je te retrouverai est le troisième roman que je lis de John Irving. Son style n'a pas changé et d'ailleurs dans près de la moitié du livre j'ai cru relire Le monde selon Garp. Heureusement, après un début très lent, l'histoire est devenue plus belle, plus psychologique, et s'est complètement retournée. Le thème principal est la parentalité mais ici, une part de mensonge va se glisser subrepticement dans le récit. Celui-ci se place dans le milieu du cinéma où le bonheur paraît plus dur à trouver.


