Lundi 14 Janvier 2008
Texte N°5
Par barnabe, Lundi 14 Janvier 2008 à 17:07 GMT+2 dans Texte et création
Voici mon 5ème texte de l'atelier d'écriture. Allez voir sur le blog les textes des autres participantes et qui sait, participez vous aussi. Bonne lecture!
Le grand oncle de Sébastien était gardien de phare Sébastien le voyait rarement parce que si son grand oncle s'absentait, les bateaux iraient s'échouer contre les récifs. Il avait une grande barbe grise, un manteau de marin jaune et de grandes bottes. Dans le village tout le monde l'appelait Poséidon.
Un jour, Sébastien prit la navette qui allait apporter des provisions au phare pour passer une semaine en compagnie de Poséidon. Un fois installé dans une des nombreuses chambres du phare, il monta rejoindre Poséidon dans la cuisine qui servait de pièce à vivre. Après, une journée, il avait compris l'essentiel du métier de gardien de phare et à force de fixer le large, il commença à s'ennuyer. Le soir venu, ils mangèrent en silence. Le vieux loup de mer n'avait pas l'habitude d'avoir de la compagnie et le petit garçon était trop timide pour engager la conversation. Celui-ci aida à débarrasser et fit la vaisselle. Si chez lui, il ne supportait pas de le faire, ici, c'était sa première distraction du jour, et cela l'occupa un peu. Après, il regarda l'heure, mais décidément il était trop tôt pour aller dormir.
Il s'installa dans un fauteuil et se morfondit. Poséidon arriva et s'installa dans le fauteuil voisin. Il prit un très vieux livre sur l'étagère et commença à lire à haute voix. Sébastien sursauta. Cette voix était le premier son qu'il entendait depuis longtemps. Jamais personne ne lui avait dit que Poséidon avait des talents de conteur ni autant de livres dans sa bibliothèque. Il n'y avait pas fait attention depuis ce matin, mais elle était énorme. Petit à petit, le conte le captiva totalement et il eut l'impression de basculer dans un monde parallèle. L'histoire se passait dans un phare autour duquel la mer était déchaînée. Et même si dehors la mer était aussi plane qu'un miroir, il entendait le bruit des vagues se déchirant contre les rochers. Quand le diable frappa à la porte d'en bas, il entendit si distinctement la sonnette qu'il plaqua deux coussins contre ses oreilles et se mit à gémir. Il ne voulait pas être torturé par le diable, il le jurait ce n'était pas lui qui faisait clignoter la lumière.
Le silence se fit. L'histoire était finie et Poséidon le regardait d'un regard mi-amusé, mi-protecteur. Il lui demanda s'il avait bien aimé son histoire. Sébastien répondit que oui et précisa dans un murmure qu'il avait eu un peu peur. Poséidon lui fit alors visiter le phare pour lui montrer qu'il n'avait rien à craindre. Arrivé à sa chambre, Sébastien tomba endormit sur son lit et Poséidon le borda.
Voilà ma troisième participation à l'atelier s'exprimer (dans mes liens). Pour respecter l'ordre des sujets, je garderai sa numérotation.
Voici mon deuxième texte, comme toujours allez lire ceux des autres sur le blog de Malicieuselyly. (dans mes liens) (et désolé pour le manque de billet, j'ai eu du travail, beaucoup de travail ces derniers temps)La première fois que je l'ai vu, j'ai vraiment cru qu'il allait se prendre ce poteau. J'attendais le choc, mais rien ne s'est produit. Il l'a miraculeusement évité et a continué sa route sans se rendre compte de ce qui avait failli lui arriver. Depuis lors, cela n'a pas changé. Il est toujours dans ses pensées. Il ne se rend pas compte du monde extérieur. Il te dit bonjour, semble t'écouter mais, et je sais de quoi je parle, est toujours dans un lieu où tu n'auras jamais accès.
Voilà un texte que j'ai écris pour le cours de français. Les consignes étaient très libre. Il fallait écrire l'histoire d'une image comme dans "la jeune fille à la perle." de Tracy Chevalier. On avait lu le livre pour l'école même si je l'avais déjà lu, et j'avais vu le film. Les deux étant géniaux. Dites-moi ce que vous en pensez.





